Troubles du sommeil : comprendre les causes et comment les traiter naturellement

On estime aujourd’hui qu’un tiers des adultes souffre, de manière plus ou moins régulière, de troubles du sommeil. Ces dysfonctionnements des cycles du sommeil, pouvant prendre des formes variées (difficulté à s’endormir, somnolence, réveils nocturnes fréquents) ne sont pas anodins. En effet, ces troubles engendrent très souvent des effets négatifs sur la santé physique et mentale : fatigue constante, baisse d’immunité, sautes d’humeur, difficultés de concentration, etc.

Vous souffrez de troubles du sommeil et vous cherchez à comprendre pourquoi et comment vous traiter ? Ayu’in vous explique tout sur les différents types de troubles du sommeil, les symptômes associés, leurs causes et les traitements naturels pour retrouver un sommeil plus réparateur.

Les troubles du sommeil sont des dysfonctionnements des cycles du sommeil

En quoi consistent les troubles du sommeil ?

Les troubles du sommeil désignent un ensemble de dysfonctionnements qui altèrent la qualité, la durée et la régularité du sommeil. Ces perturbations sont aussi diverses que les personnes qui en souffrent : difficultés d’endormissement, réveils nocturnes fréquents, réveil précoce, sensation de sommeil non réparateur, etc.

Dormir, ce n’est pas juste se reposer, c’est régénérer le corps, apaiser l’esprit, ou encore stabiliser l’humeur. Et pourtant, selon une enquête menée par l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance en 2024, 43 % des Français déclarent souffrir d’au moins un trouble du sommeil, avec une prévalence plus élevée chez les personnes atteintes de maladies chroniques (67 %) ou travaillant en horaires décalés.

Les troubles du sommeil sont variés et altèrent la qualité, la durée et la régularité du sommeil

Quels sont les types de troubles du sommeil ?

Lorsque l’équilibre du sommeil est rompu, les troubles peuvent prendre des formes assez différentes, allant de l’insomnie à l’hypersomnie ou encore le somnambulisme. Cette variété de troubles du sommeil se distingue souvent en trois catégories : dyssomnies, parasomnies et troubles secondaires.

  • Les dyssomnies: troubles du sommeil les plus fréquents, affectant la structure même du sommeil, en perturbant soit sa durée, soit sa qualité, soit sa régularité. On y retrouve les troubles du sommeil liés aux insomnies, les hypersomnies, et les troubles du rythme circadien.
  • Les parasomnies : comportements anormaux qui surviennent pendant le sommeil, sans nécessairement altérer sa quantité. Elles sont souvent spectaculaires ou inquiétantes, mais ne sont pas forcément graves. On y retrouve le somnambulisme, les cauchemars violents ou encore le bruxisme.
  • Les troubles secondaires : certains troubles du sommeil ne sont pas directement causés par une défaillance du sommeil lui-même, mais par une affection sous-jacente, comme des pathologies physiques ou psychologiques (douleurs chroniques, dépression, anxiété…).

Quels sont les principaux troubles du sommeil ?

Les troubles du sommeil se manifestent de différentes manières, et chaque dysfonctionnement du sommeil peut prendre une forme différente. Parmi les troubles les plus courants, on retrouve :

  • L’insomnie,
  • L’apnée du sommeil,
  • L’hypersomnie,
  • Le somnambulisme,
  • Le syndrome des jambes sans repos.

Revenons en détails sur ces troubles :

  • L’insomnie : c’est sans doute le trouble le plus courant, affectant surtout les personnes soumises à une forte charge mentale. L’esprit ne parvient pas à se déconnecter, et le corps reste en état d’alerte.
  • L’apnée du sommeil : c’est un trouble épuisant, car il fragilise la qualité du repos en interrompant la respiration pendant la nuit. Ce trouble nécessite un accompagnement médical, mais il peut être accompagné en complément par une approche holistique en agissant sur l’alimentation, la respiration nasale, et la perte de poids si nécessaire.
  • L’hypersomnie: c’est un trouble du sommeil qui se manifeste par une somnolence excessive pendant la journée. Toutefois, il faut faire attention, il ne s’agit pas d’un simple besoin de dormir plus, mais est souvent le signe d’une fatigue émotionnelle profonde ou d’un dérèglement du rythme circadien.
  • Le somnambulisme : bien que spectaculaire et souvent inquiétant pour les proches, il reste souvent bénin, notamment chez l’enfant. C’est un trouble du sommeil moins fréquent chez l’adulte.
  • Le syndrome des jambes sans repos: c’est un trouble qui provoque des sensations d’inconfort ou de fourmillements dans les jambes, entraînant un besoin irrésistible de les bouger, surtout au moment de s’endormir.
Les troubles du sommeil sont variés et altèrent la qualité, la durée et la régularité du sommeil

Les principaux troubles du sommeil selon le profil ayurvédique

Les troubles du sommeil varient selon le dosha dominant, chaque constitution ayurvédique présentant des vulnérabilités spécifiques face aux déséquilibres nocturnes.

Les personnes à dominance Vata, associées à l’air et au mouvement, sont particulièrement sujettes à l’insomnie, aux difficultés d’endormissement et à un sommeil léger et fragmenté. Leur esprit agité favorise les pensées incessantes, les réveils fréquents, parfois accompagnés d’anxiété ou de cauchemars. Même endormies, elles restent sensibles aux bruits et aux perturbations, ce qui rend leur sommeil peu réparateur.

Vata régit la locomotion, les influx nerveux et la circulation dans le corps. Lorsqu’il est déséquilibré ou en excès, cela peut entraîner une agitation physique et mentale, notamment le trouble du syndrome des jambes sans repos ou des jambes agitées, lié à une hyperactivité du système nerveux, une caractéristique typique d’un Vata en déséquilibre.

Un excès de Pitta, lié à l’élément feu, entraîne des réveils nocturnes, souvent entre 1 h et 3 h du matin, avec une difficulté à se rendormir. Ces troubles s’accompagnent souvent de sensations de chaleur, de sueurs nocturnes et de rêves intenses ou agités. Les personnes Pitta peuvent aussi avoir tendance à se coucher tard, à subir des pics d’énergie en soirée et à ressentir une fatigue persistante malgré un sommeil apparemment suffisant.

Les profils Kapha, gouvernés par la terre et l’eau, connaissent surtout un sommeil lourd, profond et prolongé, mais qui n’est pas toujours réparateur. Ils peuvent se réveiller avec une sensation de lourdeur, de léthargie ou de fatigue persistante, malgré de longues heures passées au lit. Ce type de sommeil excessif s’accompagne parfois de difficultés à se lever le matin, d’une tendance à la somnolence diurne et d’une sensation générale de stagnation.

Ainsi, l’Ayurvéda met en lumière l’importance d’adapter les routines de sommeil et les pratiques de bien-être en fonction de la nature de chaque dosha pour retrouver un repos véritablement régénérant.

Quels sont les troubles du sommeil chez les enfants et les bébés ?

Chez les enfants et les bébés, les troubles du sommeil sont fréquents et généralement liés à l’immaturité du système nerveux, au besoin de sécurité affective ou à un rythme de vie inadapté :

  • Difficultés à s’endormir,
  • Réveils nocturnes fréquents,
  • Cauchemars, peurs du noir ou encore,
  • Terreurs nocturnes.

Ces troubles sont des manifestations courantes qui évoluent avec l’âge et le développement de l’enfant.

  • Chez les tout-petits (0 à 2 ans), l’endormissement peut être difficile, à cause des réveils liés à la faim, aux reflux ou à l’absence de repères réguliers.
  • Entre 2 et 10 ans, on observe plutôt des troubles liés à l’anxiété de séparation, à l’imaginaire (cauchemars) ou à la fatigue accumulée (terreurs nocturnes, somnambulisme). Ces troubles sont rarement inquiétants s’ils restent ponctuels et n’affectent pas le bien-être de l’enfant en journée.

Chez Ayu’in, nous recommandons d’abord de sécuriser l’environnement de sommeil : lumière douce, horaires réguliers, rituel du coucher réconfortant (histoire, câlin, silence). Éviter les écrans en soirée, apaiser les tensions émotionnelles et observer attentivement les besoins de l’enfant sont les premières clés pour l’aider à trouver un sommeil plus stable, en douceur et sans pression.

Chez les enfants les troubles du sommeil sont fréquents mais souvent sans gravité

Quels sont les symptômes des troubles du sommeil ?

Les symptômes les plus fréquents liés à une altération du sommeil sont :

  • Difficulté d’endormissement : vous mettez plus de 30 minutes à vous endormir, malgré la fatigue ? Ce temps prolongé pour trouver le sommeil est souvent un indicateur d’un esprit sur-sollicité ou d’une tension intérieure mal évacuée.
  • Réveils fréquents ou précoces : se réveiller plusieurs fois par nuit, ou bien très tôt le matin sans réussir à se rendormir, perturbe la continuité des cycles de sommeil. Ce phénomène est souvent associé à une insomnie, à une hypervigilance nocturne ou à des troubles émotionnels sous-jacents.
  • Sensation de fatigue au réveil : même après une nuit complète, vous vous réveillez fatigué ? Cela peut indiquer un sommeil peu réparateur. Le corps semble avoir dormi, mais il n’est pas passé par les phases profondes nécessaires à sa régénération (cycles interrompus ou trop courts). Ce symptôme est fréquent chez les personnes atteintes d’apnée du sommeil ou en période de surcharge mentale.
  • Somnolence diurne : vous avez une envie irrépressible de dormir au cours de la journée, une baisse de vigilance ou des « coups de pompe » répétés ? Ce sont des signes clairs de manque de sommeil. La somnolence diurne peut perturber le travail, la concentration, et même la sécurité (notamment au volant).
  • Troubles de l’humeur : le manque de sommeil altère la régulation émotionnelle, il devient plus difficile de gérer le stress, de faire preuve de patience ou de recul. Cela se traduit souvent par de l’irritabilité, une plus grande sensibilité ou de l’anxiété. À terme, un sommeil perturbé peut même contribuer au développement d’un état dépressif.
  • Difficultés de concentration : l’attention est l’une des premières fonctions cognitives affectées par le manque de sommeil. Vous avez du mal à rester concentré sur une tâche, à retenir une information ou à organiser vos idées ? Ces difficultés peuvent être la conséquence directe d’un sommeil fragmenté ou insuffisant.

Quand faut-il s’inquiéter de troubles du sommeil ?

Si vous vous reconnaissez dans au moins trois de ces symptômes, et que cela dure depuis plus de 15 jours, il est peut-être temps de réévaluer votre relation au sommeil. Rassurez-vous, ce n’est pas une fatalité. Il existe des solutions naturelles, douces, progressives, pour retrouver un équilibre nocturne durable.

Il existe différents symptômes de troubles du sommeil : réveils, difficultés à s’endormir, humeur

Quelles sont les causes des troubles du sommeil ?

Les troubles du sommeil sont souvent le reflet d’un déséquilibre plus large, d’une tension accumulée, d’un rythme de vie qui ne respecte plus celui du corps. Il n’existe pas une seule cause, mais plusieurs facteurs qui fragilisent la stabilité du sommeil, dont notamment :

  • Le stress,
  • L’exposition aux écrans,
  • La consommation de stimulants,
  • Les maladies chroniques.

Le stress chronique empêche le système nerveux de basculer en mode “repos”. Pensées répétitives, émotions non évacuées ou responsabilités envahissantes activent un état d’alerte incompatible avec l’endormissement. Cela se traduit par des nuits fragmentées, des réveils précoces, et une sensation de fatigue persistante. Ce type de trouble touche particulièrement les personnes très investies professionnellement ou en tension familiale.

La lumière bleue des écrans bloque la sécrétion de mélatonine, hormone clé du sommeil. Plus l’exposition est tardive, plus l’horloge interne est décalée. Même sans stress apparent, consulter son téléphone à 22 h ou travailler sur un ordinateur en soirée peut suffire à fragmenter les cycles. À terme, cela dérègle profondément le rythme veille-sommeil et réduit la profondeur du sommeil.

Il n’existe pas une seule mais plusieurs causes aux troubles du sommeil

La caféine et la théine restent actifs pendant 5 à 7 heures après ingestion et stimulent le système nerveux central. L’alcool, bien qu’endormissant, perturbe le sommeil paradoxal et favorise les réveils nocturnes. Le tabac, en stimulant dopamine et adrénaline, augmente l’agitation interne. Ces substances peuvent ainsi créer un sommeil artificiel, peu réparateur, et aggraver la fatigue dès le réveil.

Le rythme circadien est une véritable horloge biologique, avec des besoins de repères stables : heure de lever, de coucher, exposition à la lumière naturelle. En cas de coucher tardif, de grasses matinées ou de travail de nuit, ces repères se brouillent. L’endormissement devient plus difficile, le sommeil plus léger et la récupération incomplète. À terme, le dérèglement peut s’installer durablement.

Certaines pathologies empêchent le corps de se relâcher totalement : arthrose, migraines, troubles digestifs, asthme, reflux gastro-œsophagien, etc. Ces douleurs, parfois modérées le jour, deviennent très présentes la nuit. Elles peuvent provoquer des micro-réveils, réduire la durée du sommeil profond et participer à la sensation de fatigue au réveil.

Les variations hormonales ont un impact direct sur le sommeil, en particulier chez les femmes. Progestérone, cortisol, thyroïde : chaque fluctuation peut provoquer insomnies, réveils précoces ou somnolence diurne. Ces déséquilibres sont fréquents lors du syndrome prémenstruel, de la grossesse, du post-partum ou de la ménopause.

Les maladies thyroïdiennes, qu’il s’agisse d’hypothyroïdie ou d’hyperthyroïdie, sont également impliquées dans les troubles du sommeil. Un déficit en hormones thyroïdiennes peut provoquer une fatigue persistante, des difficultés d’endormissement et une qualité de sommeil altérée, tandis qu’un excès d’hormones thyroïdiennes favorise l’insomnie et l’agitation nocturne.

Ces dysfonctionnements peuvent aussi augmenter le risque d’apnée du sommeil.

Les maladies métaboliques comme le diabète entretiennent une relation bidirectionnelle avec le sommeil. Les troubles du sommeil, en particulier les insomnies et les apnées, peuvent favoriser le développement d’un diabète de type 2, en perturbant la régulation du glucose et de l’insuline.

À l’inverse, les personnes diabétiques sont sujettes à des insomnies dues aux variations nocturnes de la glycémie, aux hypoglycémies, à des douleurs ou à des troubles urinaires, altérant la qualité de leur repos.

La dépression agit comme un brouilleur de sommeil : soit elle empêche de s’endormir, soit elle pousse à dormir en excès. Dans les deux cas, le sommeil n’est pas réparateur. Les réveils très matinaux, la sensation d’écrasement au lever ou la fatigue constante sont fréquents. Un accompagnement thérapeutique et une routine apaisante peuvent améliorer progressivement la qualité du sommeil.

Chez l’adulte les troubles du sommeil sont multiples et fréquents mais peuvent être traités

Quelles sont les conséquences des troubles du sommeil sur la santé ?

Les troubles du sommeil peuvent fragiliser l’organisme en profondeur : ils affaiblissent le système immunitaire, augmentent le risque de maladies cardiovasculaires, favorisent la prise de poids, perturbent l’équilibre émotionnel et altèrent les capacités cognitives. Leur impact dépasse ainsi largement la simple sensation de fatigue.

  • Une baisse des défenses immunitaires : le sommeil profond est le moment privilégié où le système immunitaire se renforce, car à ce moment-là, le corps stimule la production de cytokines, essentielles à la lutte contre les infections. Un sommeil fragmenté fragilise, de ce fait, l’immunité et ralentit la guérison.
  • Un risque accru de maladies cardiovasculaires : le manque de sommeil chronique favorise l’hypertension, la mauvaise régulation du sucre et l’inflammation, augmentant le risque d’AVC ou d’infarctus.
  • Une prise de poids et des troubles digestifs : un sommeil perturbé dérègle les hormones de la faim, favorise les envies de sucre et ralentit la digestion, ce qui entretient un cercle fatigue–alimentation déséquilibrée, favorisant la prise de poids, l’obésité et le diabète de type 2.
  • Des troubles de l’humeur et de la santé mentale : l’impact émotionnel du manque de sommeil est souvent le plus perceptible. L’irritabilité, l’impatience, l’hypersensibilité ou la perte de motivation sont des signaux fréquents. À long terme, le sommeil altéré favorise l’anxiété et les états dépressifs.
  • Une baisse de productivité et de concentration : le manque de sommeil nuit directement aux fonctions cognitives : attention, mémoire, prise de décision, créativité, etc. Cela impacte non seulement la performance au travail ou dans les études, mais aussi la qualité des relations sociales, et l’estime de soi. Sans compter que la fatigue et la somnolence diurnes qui en résultent augmentent significativement le risque d’accidents de la route ou du travail.

Comment améliorer la qualité de son sommeil ?

Avant d’envisager des solutions médicamenteuses, souvent ponctuelles et parfois lourdes, prenez le temps d’explorer les causes profondes de vos troubles du sommeil. Chez Ayu’in, nous croyons à une approche naturelle, globale, respectueuse du corps et de ses rythmes. Parfois, réapprendre à dormir commence simplement par s’écouter : revoir ses habitudes du soir, ajuster son environnement, et accorder à son sommeil l’importance qu’il mérite.

Avant de chercher à « mieux dormir », interrogez votre rythme de vie : vos soirées sont-elles paisibles ou stimulantes ? Vos émotions ont-elles la place d’être exprimées ou sont-elles contenues ? Votre environnement nocturne invite-t-il vraiment au repos ?

Chez Ayu’in, nous vous conseillons de commencer par de petits ajustements durables :

  • S’exposer dès le réveil aux rayons du soleil,
  • Pratiquer une activité physique quotidienne,
  • Dîner léger et tôt, idéalement 2 à 3 heures avant le coucher,
  • Écrans coupés après 21 h,
  • Lumière tamisée dans les pièces de vie,
  • Chambre aérée,
  • Une infusion aux plantes calmantes que vous retrouvez dans le mélange ayurvédique de l’infusion Je lâche prise.
  • Un rituel d’apaisement : respiration, méditation, yoga doux ou massage ayurvédique.

Ces gestes simples, répétés chaque soir, envoient au corps un message clair : tu peux ralentir, tu peux t’endormir.

Comment améliorer la qualité du sommeil selon votre dosha ?

Les profils Vata bénéficient d’une routine stable et rassurante, essentielle pour apaiser leur agitation naturelle. Il est recommandé de se coucher et de se lever à heures fixes, d’intégrer des auto-massages à l’huile chaude (sésame ou coco) en soirée pour calmer le système nerveux, et de privilégier des infusions relaxantes.

Le dîner doit être chaud, nourrissant et facile à digérer, afin de contrer la sécheresse et la froideur propres à Vata. Même si ce dosha a tendance à dormir moins, il lui est particulièrement bénéfique de viser 8 à 10 heures de sommeil pour restaurer son équilibre et sa vitalité.

Pour apaiser Pitta, il est conseillé de réduire l’exposition aux stimulants le soir (lumière bleue, écrans, activité physique intense) et d’instaurer des rituels de relaxation tels que la respiration profonde ou la méditation. Une tisane apaisante en fin de journée aide à calmer l’esprit et à préparer le corps au repos.

Un sommeil régulier d’environ 8 heures est idéal pour maintenir l’équilibre de ce dosha, qui peut être perturbé par la chaleur interne et l’excès d’activité mentale.

Les Kapha doivent limiter les siestes et privilégier un dîner léger et digeste pour éviter la lourdeur au réveil. Il est recommandé de ne pas dépasser 8 heures de sommeil afin de prévenir la léthargie et de stimuler l’énergie vitale. Un coucher avant 22h, pendant la période Kapha, favorise un endormissement rapide et un sommeil plus dynamique au réveil.

Il n’y a pas une seule solution aux troubles du sommeil mais plusieurs approches pour les traiter

Quels sont les traitements pour les troubles du sommeil ?

Il n’existe pas une solution unique face aux troubles du sommeil, mais plutôt une palette d’approches, pour traiter les troubles du sommeil. Pour beaucoup, la première étape consiste à réinstaurer un rythme sain, à travers des gestes simples et naturels. Pour d’autres, notamment en cas de pathologie sous-jacente ou de souffrance persistante, un accompagnement médical peut s’avérer nécessaire.

Quels traitements naturels pour traiter les troubles du sommeil ?

De nombreux troubles du sommeil peuvent être améliorés, voire résolus, par une réorganisation douce du quotidien, un meilleur respect des besoins du corps, et le recours à des solutions naturelles, bien tolérées et sans accoutumance.

1. Les plantes pour traiter les troubles du sommeil

Certaines plantes sont traditionnellement reconnues pour leurs effets apaisants et leur capacité à faciliter l’endormissement. Leur action ne repose pas sur un effet sédatif brutal, mais sur une capacité subtile à apaiser le système nerveux, à relâcher les tensions mentales et physiques, et à préparer le corps au repos.

On distingue deux types de plantes pour améliorer le sommeil :

🌿 Les plantes sédatives, qui favorisent une détente rapide et un endormissement plus facile, comme la camomille, la valériane, la passiflore, la mélisse ou le pavot de Californie ;

🌿 Et les plantes adaptogènes, qui agissent en profondeur pour aider votre système nerveux à mieux gérer le stress, améliorant ainsi la qualité du sommeil sur le long terme. On retrouve notamment :

  • Ashwagandha : elle réduit le stress et l’anxiété, deux causes majeures des troubles du sommeil. Elle favorise l’endormissement, améliore la qualité du sommeil profond et aide à lutter contre l’insomnie, en procurant un effet relaxant et apaisant sur le système nerveux.
  • Brahmi: le Bacopa monnieri apaise le mental, diminue le stress et l’anxiété, et favorise un sommeil profond et réparateur. Il régule les cycles du sommeil en harmonisant les neurotransmetteurs, ce qui aide à réduire l’insomnie et à faciliter l’endormissement.
  • Shatavari: il améliore la qualité du sommeil, notamment chez les femmes en période de déséquilibre hormonal comme la ménopause. Il réduit l’insomnie, l’anxiété et favorise la relaxation, créant un terrain propice à un sommeil réparateur.
  • Tulsi: Le basilic sacré aide à diminuer le stress et l’anxiété, favorise la relaxation et facilite l’endormissement. Il régule le cortisol et soutient l’équilibre des rythmes circadiens, contribuant ainsi à un sommeil plus régulier et réparateur.

Nous recommandons ces plantes en infusion 30 à 45 minutes avant le coucher.

Chez Ayu’in, vous pouvez profiter de ces plantes ayurvédiques sous forme de gélules faciles à avaler, pratiques au quotidien et parfaitement dosées pour une prise en cure efficace. Nous proposons chacune d’elles – ashwagandha, brahmi, shatavari et tulsi – dans une version hautement qualitative :

  • 100 % biologique,
  • Vegan,
  • Fabriquée en France,
  • Présentée dans un packaging écologique.

À raison de 4 gélules par jour, les premiers effets sur votre niveau de relaxation, de clarté mentale et de sommeil se font généralement sentir après 1 à 2 semaines, selon la sensibilité de chacun.e.

Un traitement phytothérateutique peut aider à traiter les troubles du sommeil.

2. Les compléments alimentaires pour traiter les troubles du sommeil

Certains nutriments ou molécules naturellement présents dans l’organisme peuvent, en cas de déséquilibre ou de carence, affecter la qualité du sommeil. Un apport ciblé, bien dosé et bien toléré peut alors rétablir une base physiologique plus stable.

  • La mélatonine végétale : elle est dérivée de plantes comme le griffonia, n’induit pas le sommeil de manière artificielle. Elle agit comme un signal biologique, indiquant au cerveau que la nuit commence. Elle est particulièrement utile en cas de rythme décalé, de travail en horaires décalés, ou lors de troubles du rythme circadien.
  • Le magnésium: il est essentiel à la détente musculaire et nerveuse, joue un rôle central dans la régulation du stress. Une carence, fréquente en période de surcharge mentale, peut provoquer des tensions internes, des spasmes, voire des réveils en sursaut. Un apport régulier, sous forme assimilable (bisglycinate, malate), peut accélérer l’endormissement et limiter les réveils nocturnes.
  • Les plantes ayurvédiques: Les plantes adaptogènes mentionnées précédemment s’utilisent idéalement en cure de 30 à 90 jours, afin de laisser le temps à l’organisme d’assimiler en douceur leurs bienfaits et d’en intégrer les effets dans la durée – ashwagandha, brahmi, shatavari, tulsi. Ces quatre plantes sont réunies dans un mélange expert formulé par nos soins : la formule relaxante Zen, conçue pour vous accompagner vers plus de sérénité, naturellement. Cette cure ayurvédique crée une synergie entre les plantes pour une efficacité renforcée. Elle est tridoshique, c’est-à-dire, qu’elle convient à tous les profils ayurvédiques, quels que soient les doshas dominants.

Privilégiez toujours des compléments sans excipients superflus, bien dosés, et adaptés à votre profil.

3. Les techniques de relaxation pour soulager les troubles du sommeil

Pour favoriser un sommeil profond, il faut d’abord détendre le corps et l’esprit. Pour cela, il peut être efficace de préparer le terrain en amont avec des techniques de relaxation naturelle :

  • La méditation de pleine conscience permet d’apaiser le mental, de réduire l’anxiété et de ralentir le rythme intérieur.
  • La cohérence cardiaque, par une respiration lente et régulière, calme le système nerveux autonome et favorise la sécrétion de mélatonine.
  • Le yoga doux, en soirée, aide à relâcher les tensions physiques accumulées et à retrouver une respiration plus ample et calme.
De nombreux troubles du sommeil peuvent être améliorés, voire résolus de manière naturelle

Quel spécialiste consulter en cas de troubles du sommeil ?

Selon les situations, en cas de troubles chroniques ou liés à une pathologie, une intervention médicale peut être nécessaire. Ainsi, des somnifères, un traitement de l’apnée du sommeil ou une prise en charge de l’anxiété peuvent alors compléter une approche globale.

En cas de troubles du sommeil persistants, il est recommandé de commencer par consulter un médecin traitant généraliste. Il pourra évaluer la situation dans sa globalité, identifier un éventuel manque en fer, vitamine D, magnésium ou vitamine B12 (jouant un rôle crucial dans un sommeil réparateur), vous proposer des examens complémentaires si nécessaire, et vous orienter vers un spécialiste adapté. En fonction du trouble identifié, il pourra recommander :

  • un médecin du sommeil,
  • un psychologue spécialisé en thérapies cognitives et comportementales (notamment pour l’insomnie chronique),
  • un psychiatre si un trouble de l’humeur est en cause. 

D’autre part, l’accompagnement par un thérapeute en Ayurvéda, un naturopathe, un sophrologue, un acupuncteur ou un praticien en relaxation peut venir renforcer un suivi médical, en agissant sur les causes profondes comme le stress, la charge mentale ou l’hygiène de vie. Le bon spécialiste est souvent celui qui vous écoute sans précipitation, prend en compte votre mode de vie, et vous propose un plan d’action respectueux de votre rythme.

En conclusion, les troubles du sommeil, quels qu’en soient les symptômes ou les causes, sont le signal d’un déséquilibre global qui mérite une attention particulière. Si une exploration médicale ciblée reste indispensable pour identifier d’éventuelles causes sous-jacentes, il est tout aussi essentiel d’adopter une approche holistique pour restaurer un sommeil réparateur.

Cette approche par une alimentation adaptée, une gestion active du stress et des émotions, l’intégration de rituels apaisants et de plantes adaptogènes, ainsi que l’ajustement des rythmes de vie selon sa constitution individuelle. Le sommeil n’est pas seulement un temps de repos : il joue un rôle clé dans la régulation des émotions, la réparation cellulaire et la préservation de l’équilibre physique et mental.

Investir dans la qualité de son sommeil, c’est donc investir dans sa santé globale et son bien-être durable.

Anaïs Gasset - Fondatrice d'Ayu'in

Anaïs Gasset

Fondatrice d’Ayu’in, Anaïs a trouvé dans l’Ayurvéda bien plus qu’une simple passion. C’est un véritable mode de vie qui lui a permis de surmonter les troubles digestifs qui l’entravaient et de trouver équilibre, légèreté et dynamisme. Guidée par des experts, Anaïs s’engage à partager les bienfaits de cette science millénaire afin que chacun puisse en bénéficier et retrouver le chemin du bien-être.
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