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Que sont la naturopathie et la phytothérapie ? Quel est leur lien avec l’Ayurvéda ?

Lorsque l’on s’aventure en dehors des sentiers battus de la médecine conventionnelle occidentale et que l’on s’intéresse aux médecines dites « alternatives », « douces », ou encore « traditionnelles », il est courant de se sentir un peu perdu(e) dans ce nouvel univers, dont la terminologie peut s’avérer complexe, car souvent méconnue.

Dans cet article, nous aborderons deux disciplines – la naturopathie et la phytothérapie – et leur rapport avec l’Ayurvéda. La naturopathie et l’Ayurvéda se prévalent d’une holistique visant un même objectif : le bien-être global et naturel de l’individu. À cette fin, l’une comme l’autre utilise différents outils tels que la nutrition, l’exercice physique, les soins corporels, ainsi l’utilisation des plantes médicinales : la phytothérapie. Bien que liées, chacune d’entre elles a ses spécificités, que nous développerons au fil de ce billet.

Pour rappel, l’Ayurvéda (qui signifie « connaissance – ou science – de la vie » en sanskrit) est une médecine traditionnelle indienne dont les enseignements, basés sur les textes sacrés du Veda datant d’il y a entre 3000 et 5000 ans, nous ont été transmis oralement. Il se base sur les lois de la nature et considère que l’être humain est une réplique en miniature de l’Univers : selon l’Ayurvéda, tous deux sont constitués des mêmes éléments, au nombre de cinq : l’éther (espace), l’air, l’eau, le feu, la terre. Sur base de la combinaison de deux éléments et de leurs attributs respectifs, l’Ayurvéda définit trois typologies distinctes, les doshas : Vata (air et éther) Pitta (feu et eau) et Kapha (eau et terre). Il s’agira pour le thérapeute en Ayurvéda d’identifier et de remédier à d’éventuels déséquilibres entre ces différents éléments au sein de l’organisme.

Nous vous invitons à consulter notre article sur les concepts-clés de l’Ayurvéda afin de vous familiariser avec ses principes de base avant de poursuivre la lecture.

NATUROPATHIE ET AYURVÉDA : QUELLES SONT LES DIFFÉRENCES ET SIMILITUDES ?



Qu’est-ce que la naturopathie ?

 

Définition
La naturopathie se définit comme l’« ensemble de méthodes de soins faisant partie des médecines douces et visant à renforcer les défenses de l’organisme par des moyens considérés comme naturels ».

Elle repose sur une théorie selon laquelle la force vitale (vis vitae en latin) de l’organisme permet à celui-ci de se défendre et de guérir par lui-même. La naturopathie vise donc à renforcer les réactions de défense de l’organisme par diverses mesures d’hygiène (diététique, jeûne, musculation, relaxation, massages, thermalisme, thalassothérapie, etc.), aidées par les seuls agents naturels (plantes, eaux, soleil, air pur, etc.), un traitement médical ne devant intervenir qu’en cas d’urgence (selon le Larousse et Larousse Médical, 2021).

L’origine et étymologie du terme « naturopathie » donnent lieu à différents avis et interprétations. Il aurait été créé en 1895 aux États-Unis par John Scheel, puis repris par Benedict Lust, considéré aujourd’hui comme le père de la naturopathie sur le continent nord-américain. D’aucuns pense que le mot tire son origine du latin natura (« nature ») et du grec ancien pathos (« maladie » ou « mal ») mais puisque celle-ci prête à confusion (elle pourrait être comprise comme étant « la maladie de la nature »), de nombreux naturopathes lui préfèrent une origine anglophone, qu’ils associent à la langue maternelle de son créateur. Dans ce cas, « naturopathie » se lit comme le « chemin » (path) de la « nature » (nature). L’appellation « naturothérapie » (le « soin par la nature »), plus cohérente selon certains, est également utilisée pour la désigner.


Histoire

Selon l’Association professionnelle de naturopathie OMNES, la naturopathie puise ses racines dans L’antiquité, depuis Sumer, les Esséniens et dans les médecines ayurvédiques en Inde ainsi qu’en Chine. Ses grands principes (voir plus loin) se basent sur les enseignements d’Hippocrate, grand médecin de la Grèce antique (v-ive siècle av. J.-C.) qui recommandait d’inclure la diététique, en association avec les 4 éléments et les humeurs qui, selon lui, constituait le corps humain. De même, Hippocrate se basait sur les lois de la nature et de la physiologie afin de révéler à chacun « son médecin intérieur », et croyait aux processus naturels de régénérescence, voire d’autoguérison, de chaque individu.

C’est à la fin du xixe siècle qu’apparaît la naturopathie « moderne » en Europe, après un fulgurant succès aux États-Unis, qui sera suivi d’un déclin lorsque les progrès majeurs de la médecine conventionnelle gagneront en popularité, puis d’un nouveau regain d’intérêt après que la naturopathie se soit consolidée dans des pays comme la Suisse et l’Allemagne. C’est le biologiste français Pierre Valentin Marchesseau qui effectuera la synthèse des travaux de différents praticiens se prévalant des théories hygiénistes dans différents pays : il deviendra ainsi le « père de la naturopathie » en France.

 


Principes
Les 5 grands principes de la naturopathie sont fondés sur ceux d’Hippocrate :

 

Primum non nocere
Tout d’abord ne pas nuire. Selon Hippocrate, « face aux maladies, avoir deux choses à l’esprit : faire du bien, ou au moins ne pas faire de mal ». En naturopathie, on estime que le rôle du médecin est d’observer et d’accompagner les symptômes, qui sont souvent considérés comme le signe que la guérison est en cours. Supprimer les symptômes peut ainsi, selon la naturopathie, causer plus de mal que de bien, puisque, la cause étant toujours là, elle se manifestera, en général de façon amplifiée, sur un autre organe.

 

Vis medicatix naturae
La nature détient son propre pouvoir de guérison. La naturopathie s’inspire du vitalisme et estime que des « forces vitales » (vis vitalis) habitent le corps et sont capables d’insuffler la vie et de mener à la guérison. Dès lors, un corps humain en bonne santé possède en lui une capacité d’autoguérison qui lui permet de recouvrer la santé par lui-même. Le rôle du médecin consiste alors à faciliter l’accès à ces forces en mettant au jour et en éliminant les obstacles qui s’y opposent.

 

Tolle causam
Découvrir et traiter la cause. Hippocrate aurait affirmé : « Recherchez la cause et traitez-la, recherchez la cause de la cause et traitez-la, recherchez la cause de la cause de la cause et traitez-la ». Le naturopathe ne tente donc pas d’agir sur le symptôme mais plutôt de remonter à la cause de la pathologie et d’agir sur cette dernière de façon à rétablir l’équilibre naturel dans le corps. Le symptôme n’a alors plus à s’exprimer.

 

Docere
Enseigner. Le naturopathe apprend à son patient comment fonctionne son corps et comment en prendre soin de façon naturelle. Les règles d’hygiène de vie qui lui sont enseignées prennent en compte les interactions entre les plans physique, mental et émotionnel. Chacun d’entre eux devant être pris en considération pour recouvrer et conserver un état de santé parfait.

 

 

Les leviers de la naturopathie
Le champ d’action de la naturopathie est vaste et comprend 10 leviers, ou techniques, qui sont utilisés en synergie, bien que pas obligatoirement de façon exhaustive, dans le cadre d’une cure : il en existe 3 majeurs et 7 mineurs.

Les 3 leviers majeurs

Ces 3 leviers majeurs sont fondamentaux : le thérapeute ou praticien naturopathe inclura automatiquement dans ses recommandations des conseils ayant trait à ces trois aspects, que sont :

– la nutrition (inclut la diététique préventive et curative, le jeûne, les cures de restriction, la diète et la monodiète, la nutrition et la micronutrition)

– l’exercice physique (tels que la musculation, et le Hatha yoga occidental)

– la gestion du mental (relaxation, gestion du stress)

Diététique et nutrition ayurvédiques

 

Les 7 leviers mineurs
Ces leviers sont complémentaires : le naturopathe choisit d’en inclure l’un ou l’autre dans ses recommandations, en fonction du sujet et de ses spécificités. Il s’agit de :

– l’hydrologie : des méthodes utilisant l’eau, telles que la sudation, la revitalisation par les différentes cures d’eau (cure hydrique), les bains de mer, la thalassothérapie.

– la biokinésie, aussi appelée gymnastique des organes : un ensemble de mouvements visant à renforcer le tonus musculaire et au nettoyage des viscères par l’automassage des organes.

– la réflexologie : méthodes utilisant le système nerveux et les réflexes.

– les techniques manuelles ou chirologie : chiropractie, ajustements thérapeutiques, ostéopathie, techniques drainantes, massages thérapeutiques.

– la phytothérapie : méthodes utilisant des extraits de plantes, telles que l’aromathérapie – huiles essentielles ou essences extraites des végétaux, et la phytologie traditionnelle ou rénovée – soins par les plantes sous diverses formes.

– la pneumologie : « art d’apprendre à respirer » consistant à libérer et à contrôler le souffle.

– le magnétisme : applications diverses des champs magnétiques.

 

La formation en naturopathie
La reconnaissance de la naturopathie varie radicalement d’un pays à l’autre. En Amérique du Nord, il existe six institutions d’enseignement dont les programmes sont accrédités (deux au Canada, quatre aux États-Unis) et où la naturopathie fait l’objet d’une formation universitaire de quatre ans à temps plein menant au titre de docteur en naturothérapie. Les étudiants doivent ensuite réussir un examen avant d’obtenir une licence leur donnant le droit d’exercer.

En Europe, la naturopathie a été officiellement reconnue et admise en Allemagne à partir de 1936, puis dans d’autres pays tels que la Suisse, l’Autriche, la Grande-Bretagne et quelques pays nordiques. Par contre, en France ainsi que dans nombre d’autres pays, bien que des écoles et organisations offrent différents types de formation, la naturopathie n’a pas de définition consensuelle et sa pratique n’est encadrée par aucune autorité.

Plusieurs techniques et approches utilisées en naturothérapie ont fait l’objet d’essais cliniques (phytothérapie et nutrition, balnéothérapie, aromathérapie, gemmothérapie, hydrothérapie du côlon, jeûne, etc.). Cependant, on ne dispose pas d’essais cliniques dont les résultats permettent de démontrer l’efficacité de la naturothérapie en tant que système intégré.

Aujourd’hui, la naturopathie demeure un sujet controversé : entre défenseurs et détracteurs, elle est loin de faire l’unanimité. Notre intention ici n’est pas de donner un avis sur la question mais se limite à divulguer des informations. Nous nous permettrons juste de vous recommander, quelle que soit l’approche que vous choisissiez vers votre mieux-être, de vous faire accompagner par un ou une professionnel(le) compétent(e).

 


Objectif et méthodologie de la naturopathie
La naturopathie vise à optimiser l’état de santé et à renforcer le « terrain » de l’individu, c’est-à-dire ses tendances générales à être victime d’un type de maladie, en travaillant notamment sur l’hygiène de vie.  Pour ce faire, un naturopathe élabore tout d’abord un « bilan de vitalité » de l’individu, qui comprend normalement une étude de la morphologie, une séance d’iridologie et ainsi qu’un échange durant lequel il tâche d’identifier les sources de l’inconfort ou des maux du patient. Au terme de cette consultation, le naturopathe établit une cure personnalisée qui peut inclure notamment des changements d’alimentation, des remèdes à base de plantes, des massages, des suggestions d’activités physiques adaptées ou encore des exercices de respiration et de relaxation.

 


Principaux champ d’action de la naturopathie
Dans quelles situations fait-on généralement appel à la naturopathie ? Voici quelques exemples-types :

– pour soulager les symptômes du syndrome prémenstruel : les naturopathes estiment qu’une modification du régime alimentaire peut permettre de diminuer certains symptômes physiques ou émotionnels qui précèdent la menstruation.

– pour perdre ou prendre du poids : le naturopathe établit un bilan qui lui permet d’identifier le profil de l’individu, sur lequel il se basera pour proposer des mesures adaptées afin de faciliter la perte ou prise de poids. La prise en charge se veut globale (alimentaire, physique, émotionnelle) et invite l’individu à adopter une nouvelle hygiène de vie.

– pour renforcer le système immunitaire et lutter contre les allergies : les allergies étant souvent associées à un dysfonctionnement du système immunitaire, le naturopathe tâche de de corriger en profondeur les troubles qui lui sont liés, par le biais de mesures diététiques, alimentaires et l’usage de certains remèdes naturels.

– pour lutter contre l’arthrose : on considère en naturopathie que l’évolution du processus arthrosique est étroitement associée au mode de vie. Le plus souvent, afin d’améliorer la qualité de vie de la personne concernée, le naturopathe fera part de recommandation concernant le régime alimentaire afin de réduire l’inflammation et inclura l’usage de plantes réduisant la douleur et les symptômes de l’arthrose.

– pour aider à arrêter de fumer : le naturopathe pourra avoir recours à la phytothérapie et conseiller certaines plantes comme le kudzu, qui stimulent la production de dopamine et permettent ainsi de calmer la dépendance, ou certains compléments qui peuvent améliorer les symptômes du sevrage comme le magnésium pour la fatigue ou le millepertuis qui fait office d’antidépresseur.

Similitudes avec l’Ayurvéda

 

La naturopathie et l’Ayurveda ont bien des choses en commun.

Tout d’abord, les deux disciplines abordent le corps et ses maux avec une approche holistique et naturelle : il s’agit d’éliminer les toxines accumulées dans le corps, en adoptant un mode de vie sain et de ramener ainsi le corps à son état le plus naturel. De plus, toutes deux se rejoignent sur le principe selon lequel « il vaut mieux prévenir que guérir » et soulignent l’importance prévalente de la prévention des maladies.

Ensuite, tant l’Ayurvéda que la naturopathie offrent un système complet de guérison et cherchent non seulement à traiter les symptômes d’une maladie, mais aussi à en traiter la cause sous-jacente. Les patients sont encouragés à ajuster non seulement leur santé physique, mais aussi leur santé mentale, émotionnelle et, dans le cas de l’Ayurvéda, spirituelle.

Le régime alimentaire est au cœur à la fois de la naturopathie et de l’Ayurveda. Les régimes naturels aident à prévenir les maladies et à augmenter l’énergie. Alors que la naturopathie autorise les légumes crus et les viandes biologiques, l’Ayurveda favorise les légumes cuits et un mode de vie plutôt végétarien, de plus facile absorption par le système digestif. Les deux systèmes considèrent qu’un régime alimentaire sain doit être composé de produits issus – et au plus proche – de la nature : ils recommandent donc de consommer des aliments non transformés et d’éviter les excès de sucre ainsi que la nourriture industrielle. L’Ayurvéda va même un peu plus loin : afin de profiter pleinement des vertus et de l’énergie des aliments, ceux-ci devraient être cuisinés juste avant consommation et ne pas être conservés au frigo en vue d’un repas ultérieur.


massage-ayurvédique

 

 

 

Les deux systèmes ont également recours à la massothérapie, le yoga et la méditation pour ramener le corps à un état équilibré et sain.

 

 

 

Enfin, la phytothérapie, l’« art de soigner par les plantes », et donc l’usage (et/ou la consommation) de plantes médicinales occupe une place de choix dans les processus de guérison, tant pour les naturopathes que pour les praticiens en Ayurvéda : en fonction de leurs vertus bénéfiques, les feuilles, fleurs, fruits, racines voire écorces de plantes sont utilisées soit entières soit sous différentes formes et intégrées dans le traitement en tant que tisanes, compléments alimentaires, pommades, etc. L’Ayurvéda pour sa part met fortement l’accent sur les épices, qui jouent un rôle majeur sur le feu digestif (voir plus bas), à savoir la capacité du corps à assimiler correctement les aliments et à éliminer les toxines (ama).

 

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Les différences qui séparent la naturopathie et l’Ayurvéda

 


Avant tout, il s’agit de souligner que, bien que la pratique de l’Ayurvéda soit en constante évolution et que de nouvelles interprétations apparaissent au fil du temps, les enseignements et les applications ayurvédiques sont régis et limités par un cadre bien défini : les textes anciens du Veda. Le champ de la naturopathie est quant à lui bien plus vaste et plus « mouvant », puisque la naturopathie s’inspire de nombreux courants différents (dont l’Ayurvéda) et que chaque naturopathe peut ajouter de nouvelles pratiques à ses spécialités, au fil de ses formations et selon le pays dans lequel il pratique.

En ce qui concerne l’approche des deux systèmes, force est de constater qu’ils ont davantage de points en commun que de différences : dans les deux cas, celle-ci se veut holistique et vise à remédier à la cause de la maladie et non seulement à en soulager les symptômes.  Disons toutefois que la naturopathie, pour sa part, se base sur les pouvoirs de la nature et la capacité innée du corps pour guérir, alors que, d’autre part, l’Ayurvéda se fonde sur la recherche de l’équilibre, à commencer par celui des doshas, à la fois dans le corps et dans l’écosystème qui l’entoure. Ainsi, dans la quête du bien-être, on tâchera en Ayurvéda d’identifier le ou les dosha en déséquilibre, alors qu’en naturopathie, on se concentrera sur l’organe (dit « émonctoire ») à traiter.

En outre, si l’Ayurvéda et la naturopathie s’attachent tous deux au bien-être de l’individu aux niveaux  physique et mental, il existe en Ayurvéda une forte dimension spirituelle – selon laquelle chaque individu est unique et est à la fois relié à un tout – que l’on ne retrouve pas, ou pas de la même façon, en naturopathie.

 

Enfin, un autre élément propre à l’Ayurvéda est le « feu digestif » (agni) : une digestion équilibrée est, en Ayurvéda, à la base d’une bonne santé, car elle est indispensable à l’élimination des toxines et à l’absorption correcte des aliments, elles-mêmes nécessaires au maintien et à la création des différents tissus du corps. Cette notion est tout à fait inexistante en naturopathie.

 

LA PHYTOTHÉRAPIE EN AYURVÉDA ET EN NATUROPATHIE

 


Qu’est-ce que la phytothérapie ?

 


La phytothérapie se définit comme le traitement ou la prévention des maladies par l’usage des plantes. Ce terme générique désigne donc toute sorte de méthode thérapeutique basée sur les plantes, qui combine herbes, extraits de plantes et ingrédients actifs naturels pour créer différents remèdes.

La phytothérapie fait partie des médecines dites « parallèles », ou « douces ». Dans la plupart des pays, en Occident notamment, comme c’est le cas en France, seuls les médecins ont le droit de pratiquer la phytothérapie sous forme de consultation, et seuls les pharmaciens et les herboristes sont habilités à donner des conseils au moment de l’achat. En France, le diplôme d’herboriste a été supprimé en 1941, alors que dans d’autres pays comme l’Italie ou l’Allemagne, ils sont des milliers.

 


Les origines de la phytothérapie

L’emploi des plantes à des fins thérapeutiques remonte à des temps ancestraux et concerne un grand nombre de civilisations. On a découvert des écrits chinois sur ce sujet datant de plusieurs millénaires. D’autres proviennent de la Grèce antique (Hippocrate, Dioscoride), du Moyen Âge arabe (Avicenne) ou du Moyen Âge occidental (textes de l’école de médecine de Salerne, en Italie).

La phytothérapie tombe en désuétude au début du xxe siècle, face à l’essor grandissant des médicaments (nombre d’entre eux étant fabriqués à partir de plantes, cela dit).  Elle réapparaît en même temps que se développent l’acupuncture et l’homéopathie.

On distingue de nos jours la phytothérapie traditionnelle de la phytothérapie moderne.  La phytothérapie traditionnelle, dans son approche holistique, comprend des usages ancestraux des plantes dans leur globalité et envisage leurs effets sur tout l’individu. Les préparations sont soit domestiques ou élaborées par des tiers (herboristes, tisaniers) et sont principalement administrées par voie orale (infusions, tisanes, poudres) ou voie externe (onguents, massages, cataplasmes). Cette médecine non conventionnelle est l’une des formes de traitement les plus anciennes et joue toujours un rôle majeur en Afrique, en Asie et en Amérique latine.

La phytothérapie moderne, elle, utilise des méthodes modernes d’extraction des principes actifs contenus dans les plantes médicinales, et valide leurs propriétés bénéfiques pour la santé par une approche scientifique d’analyses biochimiques et pharmacologiques. Cette seconde approche est désormais connue sous le nom de « phytothérapie fondée sur les faits ».


Les différents types de phytothérapie et formes d’administration
À l’origine, les plantes s’utilisaient sous leur forme naturelle, c’est-à-dire, fraîches. Dorénavant, celles-ci sont le plus souvent séchées afin de prolonger leur conservation et de pouvoir ainsi les utiliser plus longuement, voire hors-saison lorsque cela s’avère nécessaire.

Les bienfaits des plantes utilisées en phytothérapie varient selon la partie utilisée (racine, tige, feuille, etc.) ainsi que sur la façon dont leurs principes actifs sont extraits : par exemple, dans le cas de macérats huileux, il s’agira d’obtenir les molécules liposolubles (ou lipophiles), alors que dans les tisanes permettront de libérer les principes actifs hydrosolubles (tels que les polysaccharides, les sels minéraux, les alcaloïdes et les acides phénols).



La phytothérapie compte différentes spécialités, qui sont éventuellement combinées entre elles :

L’herboristerie est la méthode la plus classique et la plus ancienne. Après être tombée dans l’oubli, elle est progressivement reprise en considération aujourd’hui. L’herboristerie se sert de la plante fraîche ou séchée ; elle utilise soit la plante entière, soit une partie de celle-ci (écorce, fleur, fruit, racine). La préparation repose sur des méthodes simples, le plus souvent à base d’eau telles que la décoction (des racines, graines, tiges ou feuilles plus dures que l’on laisse bouillir 5 à 10 minutes), l’infusion (des fleurs ou des feuilles que l’on laisse infuser dans de l’eau pendant 7 à 10 min généralement), ou la macération (des plantes ou fleurs plus fragiles ne tolérant pas la chaleur que l’on laisse tremper dans de l’eau froide durant une période pouvant aller de quelques heures à quelques jours). Ces préparations sont bues ou inhalées, appliquées sur la peau ou ajoutées à l’eau d’un bain. Elles existent aussi sous la forme plus moderne de gélules de poudre de plantes sèches, ce qui permet de préserver plus longtemps les principes actifs – fragiles – des plantes. Pour que le traitement soit efficace en profondeur, on estime que les prises doivent s’étaler sur une période allant de 3 semaines à 3 mois.

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L’aromathérapie est un autre dérivé de la phytothérapie qui utilise les essences des plantes, ou huiles essentielles : il s’agit de substances aromatiques sécrétées par de nombreuses familles de plantes (astéracées, lamiacées ou opiacées, par exemple), et extraites par distillation. L’utilisation de ces huiles est complexe car non totalement sans danger. On les administre le plus souvent par la peau car il s’agit de la voie d’administration la plus intéressante (la plus rapide et la moins toxique).

La gemmothérapie est une pratique qui utilise des tissus embryonnaires végétaux en croissance tels que jeunes pousses, bourgeons et radicelles, préparés par macération dans un mélange d’eau, de glycérine et d’alcool pour obtenir un extrait que l’on nomme « macérat glycériné ».

La phytothérapie chinoise fait partie de la « médecine traditionnelle chinoise » qui inclut l’acupuncture et la diététique chinoise. Cette phytothérapie a pour but de modifier les quantités de différentes énergies ou le circuit de ces énergies dans l’organisme.

La phytothérapie pharmaceutique utilise des produits d’origine végétale obtenus par extraction et qui sont dilués dans de l’alcool éthylique ou un autre solvant. Ces extraits sont dosés en quantités suffisantes de façon à garantir une action soutenue et rapide. Ils sont présentés sous forme de sirop, de gouttes, de suppositoires, de gélules, de lyophilisats, de nébulisats (extraits de plantes desséchées par la chaleur), etc.

Enfin, l’homéopathie a recours aux plantes d’une façon prépondérante, mais non exclusive : les trois quarts des souches sont d’origine végétale mais le reste est d’origine animale et minérale. Les homéopathes utilisent des plantes fraîches en macération alcoolique. Ces alcoolats sont aussi appelés « teintures mères » : on en imprègne les grains de saccharose et de lactose pour former les granules et les globules homéopathiques. La teinture mère la plus couramment utilisée est celle de Calendula officinalis, ou fleur de souci.

La place de la phytothérapie en Ayurvéda

 


Aux côtés de la diététique, de l’hygiène de vie, des soins corporels, du yoga et de la respiration, la phytothérapie est l’un des piliers de l’Ayurvéda. L’étude des plantes médicinales, qui remonte aux origines ancestrales de cette médecine traditionnelle a mené à la création d’une riche pharmacopée ayurvédique composées de plus de 400 plantes, qui de nos jours encore se retrouvent dans la plupart des médicaments prescrits par les médecins ayurvédiques en Inde.

Les plantes sont administrées soit en usage interne sous forme de comprimés, de gélules, de poudre ou de liquide (compléments alimentaires, tisanes, diététique et utilisation d’épices), soit en usage externe lors de soins, au moyen d’huiles médicinales ou de mélanges de différentes poudres enserrés dans un pochon.

Développée au cours des siècles de façon empirique et pragmatique, la connaissance des plantes en Ayurvéda à des fins curatives comporte également une dimension spirituelle. On considère en effet les plantes comme des êtres vivants possédant leurs propres énergies, qualités et pouvoirs. La méthodologie minutieuse de classification des plantes médicinales en Ayurvéda a donc été mise au point en fonction, non seulement de leurs propriétés, mais aussi de leur énergie.

L’Ayurvéda classe les plantes médicinales selon leur nom, leur forme, leur qualités (gunas), leurs effets thérapeutiques (karma), leur mode de préparation et les dosages nécessaires aux traitements (prayoga).

Le nom attribué aux plantes, en particulier leur dénomination latine, permet d’identifier sans équivoque chacune d’entre elles. Par « forme », l’on fait référence à la partie de la plante (feuille, racine, graine, résine, écorce, fleur, etc.) entrant dans la composition d’un remède.

Les gunas quant à eux désignent les qualités énergétiques de la plante. Rasa correspond à la saveur d’une plante : elle peut être douce, acide, salée, piquante, amère ou astringente.

L’effet d’une plante, tant sur le métabolisme de la personne comme sur la personne elle-même, varie selon la constitution de celle-ci et il est immédiat. Virya est l’énergie de la plante, dont le pouvoir est soit rafraîchissant, soit chauffant. Elle agit sur le feu digestif pour faciliter l’assimilation des composants de la plante et optimiser l’efficacité de ses effets thérapeutiques (karma). Vipaka est l’effet que provoque la plante une fois la digestion terminée. Il peut être doux, acide ou piquant. Enfin, prabhava est la caractéristique thérapeutique essentielle d’une plante.

Le karma (les effets thérapeutiques) et le prayoga (préparation et posologie), permettent de savoir à qui, à quel moment, de quelle manière et selon quelle posologie la plante doit être administrée.

 

 

Le rôle des épices en Ayurvéda
L’Ayurvéda prône la prise de plantes médicinales et d’épices au sein de l’alimentation. Celles-ci constituent un élément-clé de la diététique ayurvédique puisqu’à elles seules, elles permettent de s’assurer que tout repas comprenne bien les 6 saveurs indispensables à l’équilibre (sucré, amer, astringent, acide, salé et piquant).

D’utilisation facile puisque présentes sous différentes formes (épices, infusions, compléments alimentaires, poudres, etc.), leurs vertus sont nombreuses. Les épices favorisent la sécrétion de sucs digestifs et harmonisent le feu digestif (des épices piquantes l’attisent, des épices rafraîchissantes le calment). Elles favorisent également l’assimilation de certains aliments (associer des épices carminatives aux légumineuses diminue les ballonnements, par exemple), contribuent à l’élimination des toxines, stimulent l’appétit et apportent du prana (énergie vitale), essentiel au bon fonctionnement de l’organisme.


Épices et plantes utilisées en Ayurvéda
Parmi les centaines d’espèces végétales que compte la pharmacopée ayurvédique, voici quelques exemples d’épices et de plantes utilisées en Ayurvéda :

L’amalaki (ou amla) est une plante régénérante, très souvent utilisée dans des compléments alimentaires car elle permet de contrer les effets négatifs d’une exposition prolongée aux métaux lourds. L’amalaki contribue à la bonne santé du gros intestin et de l’intestin grêle, permettant ainsi une meilleure assimilation des nutriments. Consommé frais, sa teneur en vitamine C est élevée.

Le bibhitaki aide à la détoxification du sang, de la lymphe, des muscles et des tissus graisseux. Parmi ses nombreuses vertus, il favorise la digestion et l’élimination des toxines, fortifie le système immunitaire et régule les taux de cholestérol et de sucres dans le sang.

Le haritaki nourrit le cerveau et le système nerveux, renforce le système immunitaire et est détoxifiant. Il soulage également les digestions difficiles et a des vertus anti-inflammatoires. Lui aussi régule le taux de cholestérol dans le sang, ainsi que la tension artérielle.

Triphala bienfaits propriétésÀ noter que le triphala, une recette ayurvédique très connue – notamment pour ses propriétés principalement anti-inflammatoires, antioxydantes, et anti-vieillissements –, est élaborée à partir de ces 3 derniers fruits, à parts égales. Tous trois intègrent la composition de la formule DÉTOX d’Ayu’in.

 

 

D’un jaune lumineux, le curcuma est l’une des stars des épices ayurvédiques : surtout connue pour ses vertus anti-inflammatoires, cette racine ancestrale apaise les douleurs (notamment les douleurs articulaires). Mais ce n’est pas tout : le curcuma active aussi la production des cellules sanguines, favorise la digestion, renforce le système immunitaire et stimule le fonctionnement du cerveau.

La coriandre est tonifiante et stimulante. Consommée sous forme de graine, elle est légèrement réchauffante et son goût relativement âcre facilite la digestion.

L’ashwagandha est un « tonique nerveux » (elle fortifie et équilibre le système nerveux) et est également une plante dite « adaptogène », c’est-à-dire qu’elle augmente la capacité du corps à faire face à des situations de stress. L’ashwanganda est d’ailleurs l’une des herbes rares de la médecine ayurvédique dont l’effet est double : elle est à la fois énergisante et calmante. Elle est utilisée comme tonique et comme sédatif. L’ashwagandha permet de stabiliser l’état émotionnel et mental, de lutter contre l’insomnie, l’anxiété et les troubles de l’attention ou l’hyperactivité.

Le shatavari aide lui aussi l’organisme à mieux gérer le stress, grâce à ses vertus nourrissantes qui contribuent notamment au bon fonctionnement du système digestif. Il aide à maintenir une digestion saine, favorise l’arrivée du sommeil et soutient les fonctions intellectuelles.

La coriandre, l’ashwagandha et le shatavari et entrent tous dans la composition de la cure ZEN d’Ayu’in.

Zen - système nerveux

 

Le moringa stimule le système immunitaire et contribue à prévenir les maladies du quotidien (tout particulièrement les maux de l’hiver). Le moringa a des propriétés antibactériennes, antifongiques et antivirales. Il est aussi utilisé pour stimuler la circulation sanguine et maintenir une bonne santé cardiaque. Ses feuilles contribuent à l’élimination des toxines et ses racines sont une excellente source d’anti-oxydants. 

La réglisse est un puissant régénérant : elle est excellente pour soutenir la santé des poumons, favorisant une expectoration saine et une respiration claire. Elle soutient la lubrification naturelle des muqueuses et favorise une élimination régulière des toxines. La réglisse apporte par ailleurs calme et sensation d’harmonie.

Le gingembre est quant à lui un excellent antioxydant et immunostimulant qui agit sur les problèmes respiratoires et cardiaques. Il stimule également la digestion et réduit les ballonnements, les gaz et les crampes d’estomac.

Le moringa, la réglisse et le gingembre sont des composants de notre formule BOOST d’Ayu’in

Boost -système immunitaire

La place de la phytothérapie en naturothérapie

 

 

On l’a vu, la phytothérapie, ainsi que son dérivé l’aromathérapie (avec notamment, l’usage d’huiles essentielles), est l’une des nombreuses ressources auxquelles un naturopathe peut faire appel dans le cadre d’une cure.

Le recours à la phytothérapie en naturopathie permet d’éviter et de soulager les maux du quotidien. Elle accompagne également les personnes à des moments-clés de la vie (grossesse, ménopause…) ou de projets (préparation physique pour une compétition sportive, etc.), voire parallèlement à des traitements de long cours.

Au sein de l’immense champ d’action des plantes, leur usage en naturopathie vise principalement le système digestif, le système respiratoire, ainsi que la peau. En effet, le recours à la phytothérapie en naturopathie a pour objectif de stimuler les émonctoires de l’organisme, c’est-à-dire les « portes de sorties » ou organes permettant l’évacuation des déchets de l’organisme, tels que les poumons, la peau, etc.

Voici quelques exemples de comment un naturopathe peut avoir recours à la phytothérapie :

– pour le système digestif, les plantes les plus utilisées sont les feuilles de laurier ou de menthe poivrée et les racines de réglisse, qui soulagent les nausées, les ballonnements et les flatulences.

– Les racines de bardane, elles, seront utilisées en cas de dermatose ou d’urticaire. La mauve en infusion soulage les peaux irritées ou inflammées.

– pour les affections du système uro-génital (troubles urinaires, menstruels ou de la prostate), le naturopathe recommandera par exemple la prise de genévrier, d’épilobe, ou de tilleul.

– pour fortifier le système respiratoire et immunitaire, le thérapeute en naturopathie utilisera couramment des plantes telles que l’eucalyptus ou le thym.

La phytothérapie en Ayurvéda vs. phytothérapie en naturopathie : principales différences et similitudes

 



Nous l’avons vu, l’usage de plantes à des fins thérapeutiques est repris à la fois en Ayurvéda et en naturopathie. Le fait que l’Ayurvéda soit l’une des sources d’inspiration de la naturopathie pourrait en être l’une des premières raisons évidentes.

Les « affinités » entre ces trois disciplines sont sans doute bien plus profondes. Il semble en effet aller de soi que tant la naturopathie que l’Ayurvéda aient recours à la phytothérapie, dans la mesure où le champ d’action de celle-ci porte sur de nombreux troubles et qu’elle répond à un même objectif commun : traiter la cause du mal et non pas seulement ses symptômes, de manière naturelle, à titre curatif certes, mais aussi et surtout préventif.

Il convient toutefois de souligner une différence majeure : l’importance que chaque discipline lui prête dans l’accompagnement de l’individu vers un mieux-être.

En naturopathie, l’usage de plantes médicinales fait partie des différentes ressources mises à disposition du thérapeute naturopathe, qu’il peut (mais n’est pas tenu de) recommander à l’individu dans le cadre de sa cure personnalisée. Selon les spécificités de l’individu, il est tout à fait envisageable que le naturopathe privilégie d’autres méthodes et que le traitement indiqué soit exempt de tout usage ou prise de plantes.

En Ayurvéda, par contre, on ne pourrait concevoir de faire sans : la phytothérapie en est l’un des six piliers fondamentaux. En effet, la digestion – plus précisément le feu digestif – étant le fondement de la bonne santé selon l’Ayurvéda, les vertus bénéfiques des plantes sont au cœur de la diététique ayurvédique. Par ailleurs, l’Ayurvéda réserve une place de choix aux épices, qui sont essentielles à l’équilibre, qui commence par celui des repas.



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